Le crowdfunding, ou financement participatif en français, est une solution de financement qui a vu le jour aux États-Unis, avant de gagner l’Europe, et puis la Chine. Il est utilisé par les entreprises pour financer leur lancement.

En Tunisie, ce mode de financement est resté à la traîne pendant des années, malgré toutes les initiatives pour enfin voir le jour mardi le 21 Juillet 2020 dernier lorsque la loi a été adoptée à l’unanimité par les députés l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Cette loi vise à organiser l’activité du financement participatif afin de fournir les financements nécessaires aux projets et aux sociétés.

En quoi consiste le crowdfunding ?

Le financement participatif signifie une formule de financement basée sur la collectes des financements auprès du public, à travers une plateforme sur Internet, en vue de financer les projets et les sociétés.

Les plateformes qui jouent un rôle intermédiaire entre des entreprises ou start-up en quête de financement, et des particuliers, notamment des internautes qui s’engagent d’appuyer ces projets en y injectant de l’argent.

Comment fonctionne-t-il ?

Désormais, des plateformes seront crées jouant le rôle d’intermédiaire entre les entreprises en recherche de financement et des particuliers qui s’engagent à supporter et financer les projets.

Il existe deux formes de financement participatif : crowdfunding sous forme d’investissement, crowdequity, et crowdfunding sous forme de prêt, crowdlending.

Equity Crowdfunding ( crowdequity ) :

Permet aux entrepreneurs désirant de monter leurs projets de lever des fonds. Ce premier mode de financement est soumis à l’autorisation du Conseil du Marché Financier (CMF).

Les plateformes souhaitant se spécialiser dans la première forme devraient recevoir une autorisation de la part du CMF.

Crowdlending :

Il consiste à prêter de l’argent, formant, de ce fait, une nouvelle source de financement au même titre que les institutions de financement classiques comme les banques commerciales, les banques d’affaires …etc.

Ce deuxième mode est soumis à l’autorisation de la Banque centrale (BCT).

Avantages :

Il convient de souligner que le financement participatif (ou Crowdfunding) est considéré comme étant un nouveau mécanisme pour le développement de l’investissement et la création d’entreprises.

D’après des experts tunisien, cette loi va résoudre une partie des problèmes économiques que traverse le pays, en introduisant des nouveaux moyens de financement des projets.

Un cadre complémentaire à la loi start-up Act :

Cette loi constitue un cadre complémentaire à la startup act dans le mesure ou elle met sur pied des mécanisme de financement plus souples.

Elle vise à créer un environnement propice à l’entrepreneuriat en Tunisie, en ouvrant la porte à de nouveaux modes de financement.

Ceci permettrait aux Tunisiens, qu’ils soient en Tunisie ou ailleurs dans le monde, d’apporter leur soutien aux projets auxquels ils croient.

Le crowfunding dans le monde et en Tunisie :

Selon des récentes études, le financement par le crowfunding s’élève dans le monde à 500 million de dollars.

C’est un mode de financement récent dans le monde entier, mais qui va croissant au vu du succès qu’il connaît.

Cette loi constitue un pas de plus dans le processus de la diversification du financement en Tunisie. puisque l’économie tunisienne est financée pratiquement en sa totalité par le secteur bancaire, à hauteur de 95%.

Représente -t-il un danger ?!

Lutter contre les financements suspects est la mission de la commission des finances, de la planification et du développement relevant de l’ARP, la BCT et le CMF par l’instauration d’un mécanisme de contrôle des financements.

Les pouvoirs publics doivent intervenir pour jouer un rôle de supervision. Il faut également que le processus de financement ne soit pas complexe.