Nous choisissons de créer une startup pour de nombreuses raisons. Nous pouvons nous baser sur des études réelles et fondées ou simplement sur un simple excès de confiance-en-soi. 

Généralement, il s’agit d’une décision irrationnelle, mais elle peut s’avérer la meilleure des décisions que nous pouvons prendre. Pourquoi irrationnelle ? La prise de décision se base sur des données, des faits, conclusions réelles et concrètes. Aujourd’hui dans l’écosystème tunisien, il est difficile, voire même impossible, de quantifier certains facteurs de succès ou d’échec. D’où la décision ne peut se baser que sur une évaluation personnelle subjective de l’idée. Il existe tellement de raisons pour lesquelles la décision de créer des startups demande une bonne réflexion. Je vais donc, dans cet article, citer les raisons pour vous encourager à réaliser votre propre startup.

La responsabilité : prendre son destin en main

Lancer une startup, est la forme la plus poussée pour prendre sa vie professionnelle en main. Il s’agit du passage du statut de l’employé à celui de l’employeur. Ce sont deux statuts qui se complètent; mais le premier ignore largement ce qui est nécessaire pour devenir le deuxième. Il est possible d’avoir une idée dessus, mais ça reste toujours théorique. Il s’agit de la responsabilité de passer à l’action après avoir évalué que votre idée aurait toutes les chances de réussir (ce n’est pas grave même si ça ne réussisse pas… l’échec est la meilleure des leçons).

 Je peux citer les types de responsabilités le plus importantes.

  • Vous avez choisi une idée de projet, maintenant vous avez la responsabilité vous et vos co-fondateurs de la mettre en œuvre et la  réussir.
  • Vous allez devoir assurer les ressources financières (le financement propre ou externe) et leurs meilleures exploitations.
  • Vous allez entrer en contact avec des partenaires et des fournisseurs, Vous avez donc la responsabilité d’honorer des engagements.
  • Vos produits et services vont avoir une value propositionil va falloir les livrer.
  • Généralement, si les points précédents ont été réussis, Vous allez avoir besoins d’employés, leur assurer un salaire, une couverture sociale, un espace de travail et surtout leur attribuer des taches qui feront avancer le projet.

Limitons-nous à ces responsabilités (sans citer la responsabilité envers la famille), car sinon il va falloir beaucoup de passion, voir même de l’adulation, pour oser le saut.

La passion : faire enfin une chose qu’on aime

Cela va sans dire que la passion est la clé du succès (son excès peut être aussi les conséquences de prise de mauvaises décisions aussi). Travailler avec passion libère le potentiel et peut mener à l’excellence : un ingrédient rare qui garantie la réussite. Il est vrai que lorsque vous avez choisi votre idée de projet, vous n’avez plus le droit de dire que  vous n’aimez pas votre travail ou que votre supérieur vous a attribuez une tache que vous haïssez. La passion liée à votre startup est une forte motivation. C’est le seul espace calme lorsque vous quittez la dite «Zone Confort ». Il est vrai qu’il n’y aura plus de lundi matin, mais aussi  plus de Samedi ou Dimanches. D’autre part, il y aura des moments  où vous allez être obligé de faire certaines taches vous-même, soit parce que personne ne le fera pour vous  et qui n’ont rien de passionnant  comme par exemple faire la queue pour signer des documents à la municipalité, ou encore faire des achats  pour votre bureau.

Nous sommes donc d’accord,  faire les choses avec passion alimente le sens du travail.

Le sens du travail : une valeur qui devient rare

Dans une Tunisie postrévolutionnaire, il est indispensable de retrouver la valeur du travail. Autant que fondateur de startup, il n’y a que le travail, le labeur et l’acharnement qui permettront la transformation d’une idée théorique en une entreprise avec des bénéfices. Pour les startups et grâce à la motivation et la passion, le contrat travail rémunéré cède sa place à l’envie de réussir. Donc le travail retrouve tout son sens. De ce fait, la réussite devient possible.

Bâtir et contribuer : la reconnaissance envers le pays

Nous sommes tout-à-fait conscients que la Tunisie a besoin de plusieurs changements, notamment l’avancé économique. Autant qu’acteur économique, concentré sur la création de valeur, avec un respect au sens du travail, la mission de chaque fondateur e startup consiste à réaliser son projet afin de bâtir et contribuer à la reconstruction du pays

La formation pratique : ni un Doctorat, ni un MBA …

Généralement l’éducation et la formation se basent sur des faits théoriques. Dans la vie entrepreneuriale, vous avez plus affaire à des faits réels pratico-pratique. À l’origine, une startup est une idée initiale à faire évoluer, pour ensuite  la transformer en structure. Cette réalité impose au fondateur d’aller au-delà de sa « zone confort ». Se former et s’améliorer chaque jour sur des problématiques auxquelles vous n’êtes pas familiarisés. Il est donc essentiel d’acquérir de nouvelles compétences mais également une expertise pour créer une startup bénéficiaire et durable. Une remise en question continue est nécessaire pour avancer. Il est impératif d’analyser les blocages au développement de votre startup au quotidien. Dans notre environnement économique, il va falloir se développer et se former sur des sujets qui dépassent le développement et la commercialisation des services.

Le sociale : Un ascenseur social  

Socialement être un fondateur de startup relève d’un courage. Vous êtes généralement pris pour un ambitieux ou encore pour un future « Golden Boy ». Même si votre nom de famille ne pèse pas trop dans le monde des finances tunisien, vous aurez quand même la considération et une forme de respect pour ce que vous entreprenez. Vous serez apprécié socialement même si la réalité est un peu différente.

ZOA