La corruption en Tunisie a été l’un des facteurs ayant motivé la révolution de 2011, et malgré les efforts collectifs pour un véritable changement de la situation en Tunisie, la corruption reste un véritable obstacle à la croissance économique.

Des lois ont été instaurées depuis 2011 pour faire face à toute forme de corruption, à savoir les abus de pouvoir, l’extorsion et les conflits d’intérêt. Toutefois l’application de ces lois reste limitée.

L’Ecosystème Entrepreneurial en Tunisie :

Afin d’affronter les problèmes majeurs que rencontre la Tunisie aujourd’hui, des  mesures  ont  été  prises et  des  programmes  ont  été  introduits dans un  objectif d’encouragement  de  l’entrepreneuriat et instaurer un écosystème favorable pour promouvoir  l’investissement  privé en Tunisie.

Un écosystème favorable incite surtout à l’innovation et à la création d’emploi et améliore les performances économiques de la Tunisie et ce en exploitant le potentiel entrepreneurial des jeunes tunisiens.

Malgré l’évolution considérable surtout au niveau des différents acteurs économiques, notamment l’accès au financement, le droit du travail ou par rapport au taxes appliquées sur les petites et les grandes entreprises, les résultats montrent que l’écosystème entrepreneurial tunisien dans tout le pays demeure « peu satisfaisant »

Source : TSIndex

Chiffre à l’appui, en donnant une note de 1 à 5 sur le doit du travail, les taxes appliquées ou la réglementation des changes, les réponses collectées par TSIndex sont très claires. Les fondateurs des start-ups en Tunisie ne sont pas satisfaits de l’écosystème entrepreneurial tunisien, un certain nombre d’obstacles continuent de freiner les performances du pays dans l’économie.

Corruption : Un défi à long terme

Depuis la révolution, la Tunisie rencontre des difficultés économiques incontournables pendant la phase de transition actuelle. Des obstacles importants doivent encore être surmontés pour faire face au chômage élevé.

Des enquêtes diverses sur la corruption et les abus confirment la persistance de cette pandémie dans notre pays.

La corruption et les pratiques de favoritisme exercées principalement dans l’administration publique tunisienne et la bureaucratie sont considérées comme le principal obstacle à la commercialisation en Tunisie.

D’près les statistiques réalisées par TSIndex au cours de l’année 2019, 34% des start-up (sur 200 interrogées) déclarent avoir faire face à une affaire de corruption pour surmonter un obstacle économique.

Source : TSIndex

Plus que la moitié pense que la corruption bloque toujours l’avancement de leurs projets. Un chiffre qui confirme que la lutte contre la corruption est loin d’être finie.